Category Archives: Culture de non-violence et de paix

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Prix 2017 Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix

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Le Jury du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix a décidé de décerner le Prix 2017 à Giuseppina Nicolini, maire de la ville de Lampedusa (Italie), ainsi qu’à l’ONG SOS Méditerranée (France) pour leurs efforts déployés en vue de sauver la vie des réfugiés et des migrants et de les accueillir avec dignité.

Depuis qu’elle a été élue maire en 2012, Giuseppina Nicolini est reconnue pour sa grande humanité et son engagement constant dans la gestion de la crise des réfugiés et de leur intégration après l’arrivée de milliers de réfugiés sur les côtes de Lampedusa et ailleurs en Italie.

SOS Méditerranée est une association européenne qui a pour vocation de porter assistance à toute personne en détresse en mer Méditerranée. Depuis le lancement des opérations de sauvetage en février 2016, l’organisation a sauvé plus de 11 000 vies.

Le jury a également appelé la communauté internationale à veiller à ce que la mer Méditerranée redevienne un lieu où la solidarité et le dialogue interculturel dominent et cesse d’être le théâtre de tragédie.

Le Prix Félix Houphouët-Boigny – créé en 1989 et décerné tous les ans par l’UNESCO – se propose d’honorer des personnes, institutions ou organisations qui ont contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix, dans le respect de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’UNESCO.

Le Prix a déjà été décerné à des personnalités comme le Prédisent français, François Hollande, Nelson Mandela et Frederik W. De Klerk ; Yitzhak Rabin, Shimon Pérès et Yasser Arafat ; le Roi Juan Carlos d’Espagne et l’ancien Président américain, Jimmy Carter.

Informations tirées du communiqué de presse de l’UNESCO à ce sujet.


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L’ETA remet ses armes

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L’organisation séparatiste basque ETA a « fourni aux autorités françaises une liste de caches d’armes », a confirmé ce samedi, lors d’une conférence de presse à Bayonne, la Commission internationale de vérification (CIV), une structure indépendante. Cette annonce intervient dans le cadre de son « désarmement total ».

Ces caches d’armes et d’explosifs, qui constitueraient ce qu’il reste de l’arsenal d’ETA, seraient au nombre de huit, et seraient situés dans le Sud-Ouest de la France. Selon des experts de la lutte anti-terroriste, l’arsenal d’ETA comprendrait environ 130 armes de poing et deux tonnes d’explosifs disséminés dans plusieurs caches.

Cette remise aux autorités françaises est « un grand pas », est « un jour incontestablement important », a déclaré le ministre de l’Intérieur Matthias Fekl. L’organisation séparatiste basque espagnole ETA, qui avait mis fin en 2011 à quatre décennies de lutte armée, a promis de procéder ce samedi à son « désarmement total ». « Nous entrons dans une situation irréversible, la violence ne sera plus utilisée pour obtenir l’autodétermination et l’indépendance », a assuré vendredi Arnaldo Otegi, dirigeant du parti indépendantiste basque espagnol EH Bildu.

Pour le gouvernement conservateur, « il n’y aura pas d’impunité ». Autrement dit, le fait que ETA se soit désarmé de manière publique, définitive et inconditionnelle ne suppose aucune récompense. En clair, Madrid ne fait et ne fera aucune concession. Ce désarmement ne permettra pas, comme le réclament les séparatistes radicaux, le rapprochement des prisonniers vers le Pays basque et il permettra encore moins le départ de la garde civile et de la police nationale espagnole du Pays basque.

Les associations de victimes d’ETA, elles, dénoncent une supercherie médiatique, « une mise en scène pour maquiller l’agonie d’une organisation terroriste qui appartient au passé ». A Madrid, on ne réclame qu’une seule chose : l’auto-dissolution d’ETA, sans négociation, sans condition préalable. ETA veut quitter la scène la tête haute, il n’est pas certain que l’organisation séparatiste y parvienne.

– Article de RFI : l’ETA remet une liste de caches d’armes aux autorités françaises


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Semaine de réflexion sur la violence à France culture

Du lundi 27 au vendredi 31 mars l’émission « Les Nouvelles Vagues » de France Culture a ouvert un chantier de réflexion sur la violence. Les cinq émissions d’une durée de une heure chacune abordent ce thème sous différents angles de vue originaux qui cherchent à comprendre et à combattre le phénomène de banalisation de la violence.

  • La micro violence ordinaire : évoquer par la philosophie les petites formes quotidiennes de violences que nous perpétrons et faisons subir.
  • La violence, abordée comme un motif littéraire.
  • La cyberviolence, une réflexion sur le déferlement de haine qui peut exister sur le net.
  • « Corps à corps avec la violence« , une réflexion sur ce thème avec deux metteurs en scène qui exposent les violences dont sont surtout assujetties les femmes.
  • Et enfin le thème de la violence abordée dans le cinéma.

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L’ONU bannira les armes nucléaires en 2017

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En octobre 2016, les Nations-Unies ont adopté une résolution historique pour lancer des négociations visant à interdire les armes nucléaires. Le 16 février dans une session organisationnelle les membres de l’Assemblée Générale de l’ONU se sont mis d’accord pour fixer la session de négociations quelques jours en mars, pour reprendre en juin et en juillet. Cette conférence aura pour objectif final l’élaboration d’un instrument légal prohibant les armes nucléaires, et visant à long terme leur éradiction totale.

123 Etats ont voté pour l’abolition des armes nucléaires, 38 ont voté contre et 16 se sont abstenues lors du Premier Comité de l’Assemblée Générale en octobre. Les puissances nucléaires comme la France, les Etats-Unis, la Chine, le Royaume Uni, la Russie font partie des opposants à la mesure, comprenant ainsi les cinq Etats permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU. Parmi les Etats qui soutiennent l’initiative se trouvent de grandes puissances émer-gentes comme l’Afrique du Sud, le Brésil, le Nigéria, le Mexique.

Des critiques estiment que la décision n’atteindre jamais l’impact souhaité si les Etats qui possèdent l’arme nucléaire ne soutiennent pas son éradication éventuelle. Pour d’autres le processus reste une pierre non négligeable à l’édifice, et la condamnation internationale de l’arme nucléaire stigmatisera les armes nucléaires et poussera les États à réagir sur le désarmement.

Avec des Etats détenteurs de l’arme nucléaire qui modernisent voire développent leur arsenal au lieu de s’en défaire, de plus en plus d’Etats critiquaient la teneur du traité de non prolifération des armes nucléaires et réclamaient tout simplement leur interdiction. Les armes nucléaires demeurent une menace de par leur existence même, leur élimination complète est la seule garantie de leur non-utilisation selon de nombreux partisans de la mesure à venir. De nombreux activistes et ONG œuvrant dans le désarmement ont salué l’initiative comme un réel pas en avant sur une situation délicate souvent bloquée par les Etats depuis des décennies déjà.

Les armes nucléaires demeurent les seules armes de destruction massive pas encore bannies d’une façon compréhensive et universelle malgré toute la documentation sur leurs impacts humanitaires et environnementaux désastreux. Les armes biologiques, chimiques, les mines anti-personnel et les sous-munitions sont explicitement interdites par le droit international mais seules des interdictions partielles existent actuellement pour les armes nucléaires.

Informations tirées d’un article du Guardian et de ICAN (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons).


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La nouvelle constitution chilienne en marche

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Après des années de mobilisation, des activistes chiliens qui luttent pour le respect de la démocratie voient avancer leur demandes avec la publication d’un document qui déclenche un processus législatif pour réécrire la constitution. À ce jour le pays est en effet encore assujetti à la Constitution de 1980 du régime dictatorial de Pinochet arrivé au pouvoir en 1973 connu pour ses violations systématiques des droits de l’homme. Le mouvement Marca AC est l’un des porte paroles majeurs du mouvement qui cherche à souligner l’importance d’une démocratie participative à travers l’inclusion de citoyens dans le processus de la nouvelle constitution.

Même si la constitution a été réformée de nombreuses fois (elle comporte plus de 100 amendements), Marca AC estime qu’ayant été promulguée sous une dictature militaire elle ne pourra jamais être légitime. Aussi cette constitution fut rédigée et promulguée sans l’avis de voix dissidentes ou de citoyens, en décalage avec le modèle de pluralisme politique que suit le Chili aujourd’hui. Certains estiment qu’elle décourage aussi l’activisme et la dissidence. De nombreux opposants au projet considèrent que le temps passé et les amendements rajoutés valident le contenu de la Constitution. Pour que son mouvement gagne de la ferveur, Marca MC a proposé que soit créée une Assemblée Constituante.

Un sondage publié en 2013 révélait que 74% de la population était en faveur d’une nouvelle constitution. Le processus de validation durera jusqu’en 2018. Pendant ce temps le Congrès devra analyser le brouillon de la nouvelle constitution présenté par la Présidente, se mettre d’accord sur le mécanisme pour la modifier et se terminer sur un référendum pour la ratifier. Le processus est complexe d’un point de vue institutionnel et promet d’être encore difficile à atteindre d’ici là mais le combat met en lumière l’une des forces du pays : la société civile sait que le pouvoir ne concèdera rien sans la lutte. Les activistes se battent depuis des décennies et continueront à le faire jusqu’à ce qu’elles atteignent le nécessaire : une nouvelle Constitution pour le Chili.

Informations résumées et traduites d’un article de Waging Non Violence


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Les Gambiens contre la dictature

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Cela faisait 22 ans que le dictateur Yahya Jammeh était au pouvoir en Gambie. La victoire de Adama Barrow validée par les Nations Unies en a choqué et réjoui plus d’un lorsqu’il a remporté les élections présidentielles de décembre 2016. Après avoir félicité son successeur, une semaine plus tard Jammeh prétendait que les élections avaient été falsifiées, dénonçant des « anomalies » du processus électoral et réclamant des élections « neuves et transparentes ». Son annonce a survenu après qu’un responsable de la nouvelle coalition au pouvoir a déclaré que Jammeh serait jugé pour ses crimes moins d’un an après avoir fait passé les rênes du pouvoir en janvier 2017. Le président Jammeh est accusé d’avoir commis de nombreuses représailles le long de son mandat, notamment d’avoir emprisonné, torturé et tué des opposants au régime.  Suite à la déclaration de l’ex-président sortant, le porte parole de l’opposition Isatou Touray a dénoncé sur les médias sociaux une violation de la démocratie et en a appelé au peuple de « demeurer calme, lucide, vigilant ».

La résistance au régime a été plutôt disparate le long des 22 ans de règne de l’autoritaire Jammeh, avec des épisodes sporadiques de résistance comme une période de révolte étudiante en 2000 au cours de laquelle 14 personnes avaient été tuées par la police. Quelques mois avant les élections certains manifestants se rendaient à la Cour avec des balais en guise de protestation pour « balayer la corruption », se débarrasser de la souillure du régime. La non-reconnaissance du résultat par Jammeh a été vécue par de nombreux gambiens comme la goutte d’eau de trop qui mettait en péril le sursaut démocratique tant attendu d’une population qui avait réussi à briser le cercle de la peur en votant pour Barrow. Ainsi l’opération Diya Kuya (que vous le vouliez ou pas) a été lancée sur les réseaux sociaux pour mobiliser la population et proposer une source alternative d’information lors de la période transitionnelle incertaine. Le hashtag #GambiaHasDecided a fait son apparition, des t-shirts portant cette mention ont été utilisés. « Nous devons continuer à organiser et à faire des actions », a déclaré Muhammed, l’un des organisateurs du mouvement. « Les pétitions, les actions de photos des médias sociaux, les protestations, les dialogues – nous ne devons pas ralentir nos efforts. » De nombreuses initiatives ont parcouru le pays, notamment des professeurs des Universités qui ont boycotté les cours suite aux allégations de Jammeh sur les élections supposément frauduleuses. Aussi certains ministres ont soumis des lettres de démission au gouvernement de Jammeh.

De nombreux observateurs craignaient un débordement de violences, près de 45 000 personnes se sont alors rendues au Sénégal depuis décembre selon l’ONU. L’ECOWAS (la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) avait promis une aide militaire dans l’éventualité où Jammeh souhaiterait troubler l’inauguration de son successeur. Des troupes furent déployées dans le petit pays pour l’inauguration afin d’assurer un bon déroulement de la succession. Après un départ du pays pour assurer sa protection le président entrant est retourné en Gambie sous les applaudissements de la foule pour débuter son mandat en janvier 2017. Le président évincé se trouve en Guinée Equatoriale selon les dernières nouvelles à ce sujet. La transition politique risque d’être difficile dans un pays où les institutions sont fragiles et peu fonctionnelles. Les porte paroles des droits de l’homme se félicitent de la transition et proclament l’avènement d’une démocratie tant espérée.

Informations reprises et traduites d’un article de Waging Non Violence et d’un article sur le Guardian.

Twitter/@antoniolarotta


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Un village roumain remporte une victoire contre un projet minier

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La semaine dernière la région montagneuse de Rosia Montana, située au Nord Ouest de la Roumanie a célébré la décision tant attendue du gouvernement roumain d’envoyer la candidature de la zone pour son admission en tant que Site Patrimoine de l’Humanité de l’UNESCO. Si cette candidature aboutie, elle protégerait la commune des sévères conséquences écologiques et sociales d’un projet minier que souhaite lancer la compagnie Gabriel Resources. Le projet est censé détruire de nombreuses montagnes et raser de nombreux villages pour voir le jour. Selon les experts le projet qui a prévu d’utiliser des centaines de tonnes de cyanide pour son bon fonctionnement poserait des risques de pollution élevés.

La compagnie canadienne est arrivée sur le territoire il y a 15 ans avec pour objectif de construire la plus grande mine d’or d’Europe autour de ce village, dans les montagnes Apuseni. À ce jour, la compagnie n’a pas reçu l’autorisation entière de commencer la construction, malgré de nombreux va et vient légaux et le soutien du gouvernement roumain au projet pendant de longues années. Ce volontarisme politique se heurtait toutefois à une campagne de résistance massive et bien organisée menée par les habitants de la région, des activistes environnementaux, de nombreuses ONG (Alburnus Maior, Save Rosia Montana…) des architectes, avocats, et citoyens concernés. Pour se faire entendre les partisans de la cause ont eu recours à de nombreuses actions : allant au plaidoyer, aux actions légales, aux manifestations, à des campagnes de pétitions. Le mouvement a pris une telle ampleur qu’il a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans les rues, en particulier en 2013, des chiffres inédits depuis la Révolution Roumaine de 1989. Les activistes proposent un futur alternatif pour la région, basé sur le tourisme culturel et l’agriculture biologique. En 2015 Gabriel Resources a déposé une plainte auprès de tribunaux internationaux réclamant jusque 4 milliards de dollars de compensation pour les pertes subies par la non-réalisation du projet.

Rosia Montana est l’une des localités minières les plus anciennement exploitées en Romanie. Le site contient de nombreuses mines pré-romaines et romaines, uniques au monde, et de nombreux édifices historiques. Les techniques d’extraction traditionnelles, reposant sur de petites initiatives généralement familiales, ont connu leur fin avec la nationalisation du secteur en 1948, débouchant sur une nouvelle forme d’extraction industrielle à grande échelle.

Informations tirées d’un article de Waging Non Violence et du Guardian


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« La non-violence : style d’une politique pour la paix ». Message du Pape François pour la Journée de la Paix

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Le message du pape François pour la 50e Journée mondiale de la paix fixée le 1er janvier avait pour titre « La non violence : style d’une politique pour la paix » : « je souhaite m’arrêter sur la non-violence comme style d’une politique de paix et je demande à Dieu de nous aider tous à puiser à la non-violence dans les profondeurs de nos sentiments et de nos valeurs personnelles. Que ce soient la charité et la non-violence qui guident la manière dont nous nous traitons les uns les autres dans les relations interpersonnelles, dans les relations sociales et dans les relations internationales. Lorsqu’elles savent résister à la tentation de la vengeance, les victimes de la violence peuvent être les protagonistes les plus crédibles de processus non-violents de construction de la paix. Depuis le niveau local et quotidien jusqu’à celui de l’ordre mondial, puisse la non-violence devenir le style caractéristique de nos décisions, de nos relations, de nos actions, de la politique sous toutes ses formes ! ». Parlant d’un « monde en morceaux », il affirme que la violence n’est pas un remède à la situation, que « répondre à la violence par la violence conduit, dans la meilleure des hypothèses, à des migrations forcées et à d’effroyables souffrances ». Parlant de la nécessité d’adopter l’attitude de non-violence qu’avait Jésus, il défend ensuite les vertus de la non-violence, rappelant que loin d’être passive comme on peut le croire, « la non-violence pratiquée avec détermination et cohérence a donné des résultats impressionnants » citant les exemples de Gandhi, Martin Luther King Jr, et le rôle primordial que peuvent y jouer les femmes, comme les actions de Leymah Gbowee au Libéria. Le Pape rappelle que l’Eglise s’est beaucoup engagée dans la promotion de la paix dans de nombreux pays, mais n’est pas « un patrimoine exclusif de l’Eglise catholique […] Aucune religion n’est terroriste […] Seule la paix est sainte. » Le Pape en appelle à une construction toujours plus ténue de la paix à tous les niveaux.

Le discours entier du pape est à retrouver ici.


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Manifestations contre le « Muslim ban » de Trump

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Des manifestants dans le monde sont descendus dans la rue pour protester les mesures d’exclusion prises par le président américain qui interdisent l’entrée sur le territoire de ressortissants de sept pays à majorité musulmane (l’Irak, la Syrie, la Somalie, le Yémen, le Soudan, la Libye et l’Iran). Les manifestants allant de Washington à Londres à Paris à Berlin étaient dans les rues de Paris à scander des messages qui en appelaient au rejet du décret jugé dangereux, immoral et inconstitutionnel. Depuis que ce décret très controversé a été annoncé, des milliers de citoyens du monde concernés ont défilé dans les rues du monde entier dénonçant les mesures à caractère discriminatoire. Pour rappel le décret interdit l’entrée sur le territoire des ressortissants de ces sept Etats pour une durée de 90 jours et suspend l’accueil de tout nouveau réfugié (sauf exception au cas par cas) pour une période de 120 jours. Le décret abaisse le chiffre d’accueil prévu de 110 000 réfugiés en 2017 à 50 000. Le décret censé protéger les Etats Unis de terroristes islamistes ne s’applique à aucun pays dont la terre natale était celle des terroristes du 11 septembre 2001. La mesure a semé la confusion dans les aéroports du monde, a confus des titulaires de double-nationalité et empêché l’accueil de nombreuses personnes en danger fuyant des persécutions dans leurs pays respectifs.

 


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Sommet d’Astana sur la Syrie

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Des représentants du gouvernement syrien et de l’opposition ont tenu un sommet de deux jours à Astana (Kazakhstan) les 23 et 24 janvier 2017 pour tenter de renforcer le cessez-le-feu officiellement en place en Syrie depuis le 30 décembre. Le sommet, organisé par la Russie et la Turquie, a été salué comme relevant d’un pas en avant, aussi minime soit-il, pour avancer dans les négociations entre les deux parties, d’autant plus qu’il s’agit de la première fois que des représentants de l’opposition et du régime syrien acceptent de négocier en tête à tête depuis l’éclatement du conflit en 2011. L’un des sujets épineux concernait la reconnaissance ou non de certains groupes comme faisant partie de l’opposition. Certains groupes de l’opposition n’ont par ailleurs pas été invités à la table de négociations et d’autres, comme l’important groupe combattant Ahrar al-Cham, ont refusé d’y participer. Le communiqué publié à l’issue du sommet en appelle au respect du cessez-le-feu. Des négociations menées par l’ONU sont prévues pour le 8 février.

 


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