Textes de référence

Education

 

♦ Programme d’action de l’UNESCO, Pour une culture de la paix et de la non-violence Une vision en action, publié par l’UNESCO en 2013.

Message d’Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO à l’occasion de la Journée internationale de la paix « Une paix durable pour un avenir durable », 21 septembre 2012

« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix. » Ces lignes ouvrent l’Acte constitutif de l’UNESCO, et elles n’ont rien perdu de leur force dans un monde en plein bouleversement, où la violence demeure une réalité quotidienne, où la culture fait l’objet d’attaques et où la discrimination et l’intolérance sévissent encore. Pour être durable, la paix doit commencer par la dignité de chaque homme et de chaque femme. Elle doit être alimentée par le respect de leurs droits et l’accomplissement de leurs aspirations. La paix est un engagement pour un avenir meilleur qui commence aujourd’hui, sur la base de valeurs partagées, à travers le dialogue, la tolérance, le respect et la compréhension mutuelle. Ce sont les fondements qui permettront à la paix de s’installer au quotidien dans nos quartiers et dans nos villes, au sein de nos sociétés et entre nos pays. Pour l’UNESCO, cela doit commencer par l’accès à une éducation de qualité pour tous, tout particulièrement les filles et les femmes, comme stratégie novatrice de développement durable. Il faut tirer au mieux parti de la créativité et de l’innovation qu’apportent la diversité culturelle et la promotion de notre patrimoine commun. La paix doit s’appuyer sur des efforts concertés visant à mettre le pouvoir des sciences au service de toutes les sociétés. Elle doit faire progresser le droit de chaque homme et de chaque femme à s’exprimer et à être entendu. Ces conclusions ont été clairement énoncées lors du Forum des dirigeants tenu par l’UNESCO avec des chefs d’État et de gouvernement durant la 36e session de sa Conférence générale en novembre 2011. La Conférence des Nations Unies sur le développement durable, organisée à Rio de Janeiro plus tôt en début d’année, a réaffirmé l’idée que la paix et le développement durable sont les deux faces d’une même médaille. Le développement ne peut être durable si les sociétés ne sont pas en paix avec elles-mêmes et avec leurs voisins, ni en équilibre avec la planète. La paix ne peut être durable si des milliards d’êtres humains restent privés de justice au plan environnemental, social et économique. La durabilité doit être le principe cardinal de la paix et du développement en ce nouveau siècle. La paix n’est pas un concept abstrait, dont le succès se décréterait. Elle concerne des individus, femmes et hommes, filles et garçons. Tout le monde doit avoir le droit d’imaginer un avenir meilleur et le pouvoir de réaliser ses aspirations. Telles sont les ambitions des Objectifs du Millénaire pour le développement et les enjeux du développement durable à l’échelle planétaire. Telle est la mission de l’UNESCO et notre message en cette Journée internationale de la paix 2012.

UNESCO’s work on Education for Non Violence and Peace, Building Peace Through Education, publié par l’UNESCO en 2008 dans le cadre de la Décennie de la Non-Violence et de la Paix.

♦ Bonnes pratiques de résolutions non-violentes en milieu scolaire, Quelques exemples, publié par l’UNESCO en 2002.

Préface de John Daniel, Sous-Directeur général pour l’éducation :

Au cours de l’année 2001, le Secteur de l’Éducation de l’UNESCO a lancé l’initiative d’un recueil de « bonnes pratiques » de résolution de conflits en milieu éducatif formel et non-formel. Pour ce faire, il a été demandé à de nombreux partenaires de l’UNESCO, (Commissions nationales, ONG, associations différentes, écoles, institutions de recherche, universités, etc.), de contribuer à cet ouvrage par l’envoi d’un article, rédigé en langage simple et facile à lire, relatant leur expérience dans la prévention et transformation des conflits. L’objectif que cette publication voudrait atteindre est d’informer tous ceux – enseignants, formateurs, éducateurs, parents, jeunes, élèves – qui, d’une manière ou d’une autre, sont confrontés aux phénomènes de la violence à l’école ou au sein des communautés éducatives non-formelles. L’intention de l’UNESCO dans ce projet est de les informer sur ce qu’il y a de mieux au niveau international en matière d’éducation pour la paix et la non-violence, mais surtout de leur fournir des outils pédagogiques concrets pour prévenir et transformer la violence à laquelle ils sont confrontés quotidiennement dans leur travail. Comme le précise son acte constitutif, l’UNESCO œuvre pour que les défenses de la paix soient « élevées dans l’esprit des hommes ». Nous voudrions, durant ce nouveau millénai- re, pouvoir aller au-delà de ce que les pères fondateurs, pourtant visionnaires, entendaient par l’expression « défenses de la paix ». Il nous semble que dans la situation mondiale actuelle, il ne s’agit plus de bâtir un système de défenses, soit-il symbolique, dans l’esprit des individus. Il ne s’agit pas d’apprendre à nous défendre, mais plutôt d’opérer un change- ment bien plus radical : changer notre vision du monde, notre façon d’éduquer, de commu- niquer et de vivre ensemble. Le siècle qui vient de s’achever a connu la guerre la plus dévastatrice de toute l’histoire, ainsi qu’une croissance exponentielle de la violence entre les individus, y compris parmi les jeunes, à l’école. Il ne faut pas considérer la violence uniquement lorsqu’il s’agit de crimes ou délits ; dans les cas plus courants, à l’école, il s’agit surtout d’actes d’incivilités, car ce lieu est souvent le théâtre de la déchirure sociale entre les élèves de milieux privilégiés et d’autres provenant de couches sociales défavorisées. L’école n’est-elle pas le lieu idéal pour poser les bases de ce changement dans l’esprit des jeunes ? C’est par l’action de l’éducation, entendue dans son sens le plus large étymologi- quement, de « tirer hors de » (educere) et de « nourrir » (educare), que nous pouvons tou- cher les esprits – l’intelligence rationnelle, mais aussi celle du cœur – et transmettre les valeurs de solidarité, de paix et de non-violence. Les méthodes éducatives présentées dans cet ouvrage ont le mérite de traduire en pratiques pédagogiques actives ces valeurs fonda- mentales, pour qu’elles soient connues, mais surtout vécues dans la classe et en dehors de celle-ci. Puisse cette publication être une contribution concrète à la promotion de la paix et de la non- violence au profit des enfants du monde, auxquels les Nations Unies et l’UNESCO ont dédié la Décennie 2001-2010.

♦ Jean-Marie Muller, De la non-violence en éducation, publié par l’UNESCO en 2002.

Préface de Koïchiro Matsuura, ancien Directeur général de l’UNESCO :
« J’ai fait, très jeune, l’expérience de l’absurdité, de l’horreur et de l’inanité de la guerre : je vivais à une centaine de kilomètres à peine d’Hiroshima quand, en 1945, la bombe atomique a été lancée sur la ville. Je peux affirmer que cet évé- nement, qui a touché les deux villes japonaises de Hiroshima et de Nagasaki, « résonne » encore aujourd’hui, et pour longtemps, non seulement dans ma mémoire, mais dans celle de l’humanité tout entière. C’est une nouvelle dimension du conflit, avec des capacités de destruction impen- sables — puisque susceptibles de mettre fin au monde vivant —, qui a alors été introduite. Une frontière, une limite jusque-là sacrée et tacitement respectée par l’humanité tout entière a été franchie. Une transgression ouvrant la voie à l’ex- pression de toutes autres sortes de violences. Des plus légères (insultes, incivilités) aux plus terribles (viols, meurtres, massacres, terrorisme), les unes cherchant parfois leur justification dans les autres, ces vio- lences sont toutes profondément enracinées dans les consciences et imprègnent fortement la culture du XXIe siècle. L’action de prévention que l’UNESCO a pour vocation d’instaurer par l’éducation, la science et la culture, est encore très loin d’être ancrée dans les esprits et de se traduire concrètement. Parvenir à substituer une culture de paix à cette culture de la violence apparaît à beaucoup comme une utopie. Pourtant, on sait bien que le rejet d’autrui, la peur, voire la haine de la différence sont souvent aux sources de la violence, elle-même alimentée par une banale ignorance. Elle dresse les indi- vidus, les groupes, les cultures les uns contre les autres, aboutissant à un repli sur soi et une agressivité exacerbée. Or seul un dialogue pacifique peut permettre une conscience saine et équilibrée de l’altérité. C’est pourquoi l’éducation est au cœur de la construction de la paix. L’éducation pour la paix, les droits de l’homme et la démocratie est inséparable d’une péda- gogie qui forme, jeunes et moins jeunes, aux attitudes de dialogue et de non-violence, autrement dit à l’enseignement des valeurs de tolérance, d’ouverture à l’autre, de partage. Ce que l’UNESCO se propose par la diffusion de ce texte, intitulé “De la non-vio- lence en éducation”, c’est de contribuer à la connaissance et à la divulgation, dans un grand nombre de régions et de pays du monde, des concepts de base de la paix et de la non-violence. Les définitions et les réflexions philosophiques développées par Jean-Marie Muller seront, j’en suis convaincu, de grande utilité pour les édu- cateurs, ces  » bâtisseurs de paix » au quotidien, pour les jeunes élèves ainsi que pour un large public. Nous sommes, en 2002, au début de la « Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde » pro- clamée par les Nations Unies (2001-2010). Une des tâches de l’UNESCO tout au long de cette décennie sera de promouvoir l’enseignement de la pratique de la non- violence et de la paix. J’espère que la diffusion du présent ouvrage y participera, et que l’objectif de construction d’une culture de la paix sera de plus en plus à notre portée. »

 


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